
A la fin des années 1990, un groupe de jeunes joueurs vite surnommés les « Cardiac Kids » enflammait le palais de sports de Levallois. Des garçons particulièrement unis dans une aventure hors du commun. Ron Stewart, l’actuel assistant de Christophe Denis, était l’architecte des « Cardiac Kids ».
« Ce n’était pas la même époque. Mais l’homogénéité de l’équipe d’aujourd’hui et son ambiance ne sont pas sans me rappeler celle des « Cardiac Kids ». Notre groupe actuel fonctionne très bien avec des joueurs qui s’entendent à merveille et qui savent se mettre au service des autres. Comme avant… C’est vrai, il ne s’agit pas du même type d’hommes. Il y avait à cette époque, un groupe de jeunes qui a travaillé pendant plusieurs années. Aujourd’hui ce sont des professionnels expérimentés et qui savent que leur réussite personnelle dépend des autres.
On peut toujours se tromper quand on forme un groupe, quand on cherche à concilier des qualités de basketteur avec des qualités humaines. Il semble, actuellement, que nous allons dans la bonne direction. Mais attention l’équilibre est toujours fragile. Il faut gérer les egos, les tempéraments et les situations personnelles. Ce ne sont que des hommes… »
Cette notion de groupe est très visible dans les moments difficiles et a permis au Paris Levallois de remporter des victoires importantes en championnat. « Le basket
est un sport collectif, rappelle Ron Stewart. Si Eric Chatfield marque beaucoup de points, c’est grâce au travail des autres joueurs ce qui n’est pas toujours visible de l’extérieur. Si les blocs sont mal faits, si la balle n’arrive pas dans de bonnes
conditions, le meilleur des tireurs ne pourra pas s’exprimer.
J’ajouterai que dans une équipe tous les joueurs ne peuvent pas marquer beaucoup de points, simplement parce qu’il n’y a qu’un seul ballon ! »
Attention à Poitiers
En réalité chaque match est un éternel recommencement et ce qui est vrai la veille n’est pas toujours la vérité du jour. Ainsi la défaite en Coupe de France contre Nanterre sonne comme un avertissement au moment de recevoir Poitiers.
Une autre équipe en difficulté mais qui, comme celle de Nanterre, jouera sa chance jusqu’au bout. « Un animal blessé est toujours très dangereux, ajoute Ron Stewart et il est certain que les joueurs de Poitiers lutteront jusqu’au bout pour essayer de sauver leur tête en Pro A.
Comme ils jouent bien au basket, nous devons faire preuve d’une grande méfiance. Il ne faut pas que nos joueurs croient que la victoire est acquise avant de jouer… »