
Philippe Hervé : "Il y a des choses qu'on ne peut pas expliquer"
Philippe Hervé : Il y’a des choses qu’on ne peut pas expliquer. Le terrain il appartient aux joueurs. Pendant 35 minutes, ils ont été grands et pendant 5 minutes, ils ont été très petits. On est parfaitement dans ce qu’on veut faire donc l’entraineur est réjouit à 90%. Après il y’a des choses que vous n’expliquez pas, des scénarios que vous ne comprenez pas. On touche les limites de ce groupe aujourd’hui. Il y’a un déficit de maturité terrible. Globalement, on a tout essayé. Je ne peux qu’être réjoui des 90% du temps qu’on a passé sur le parquet. On était là où voulait être […] On a des limites. On pourrait être à trois victoires à l’extérieur mais ça n’est pas le cas. C’est un groupe qui a une tendance naturelle à se relâcher très très vite. L’équipe est assez jeune, ça a tendance à vite partir. Là-dessus, il doit y avoir une vraie prise de conscience sinon on va gâcher beaucoup de chose. Il faut une démarche de responsabilisation des joueurs par rapport à ce qu’on a vécu à Nanterre et à Paris.
Maleye NDoye : On ne peut pas expliquer. A la 35e minute, on a arrêté de shooter en attaque et en défense. Tout d’un coup, on se relâche et on les laisse jouer. Même s’ils sont revenus avec Chatfield qui était en feu, on devait se dire voilà il faut quand même l’arrêter. Ils nous ont mis dans des situations compliqués et on les a laissé prendre des shoots très facilement alors que pendant 35 minutes, ils galéraient pour marquer. C’était à nous de prendre nos responsabilités, défendre, prendre les rebonds et gagner le match. On menait de 20 points, on dominait dans tous les secteurs. A Nanterre, c’était un contexte un peu différent. Mais là on devait gérer le match. Le coach a raison, on manque de maturité. On va se parler entre nous, se dire nos quatre vérités pour ne plus faire les mêmes erreurs.
David Noel : C’est un scénario incroyable car on a pas bien joué pendant les 30 premières minutes mais bizarrement on ne s’est pas trop affolé. Pour la dernière action, quand je vois qu’Eric a réussi a volé le ballon et que je suis tout seul, bien ouvert, je sais que je vais prendre le tir. Je ne me pose pas de questions. C’est sûrement le match le plus fou auquel j’ai participé.