

« C’est évident, il faut que je m’adapte à la Pro A et à mes équipiers que j’ai rejoint tard puisque j’ai joué l’Eurobasket en Lituanie, reconnaît Philippe Da Silva. Mais les choses viennent doucement et je commence à bien faire ce pourquoi j’ai été engagé. C'est-à-dire, me comporter en leader quand je suis sur le terrain. Ce ne sont pas mes qualités physiques qui sont déterminantes ! Mais plutôt mon QI basket. »
Une tête, et un style de jeu qui n’est pas sans rappeler Laurent Sciarra. Comme cette passe à deux mains au dessus de la tête. « Il ne s’agit que d’un hasard, explique Philippe Da Silva. C’est vrai, lorsque j’étais au centre de formation du Racing, Laurent était dans l’équipe et je le regardais beaucoup jouer. Il
est très flatteur de faire penser à un joueur de ce calibre. »
Philippe Da Silva sait qu’il n’est pas le numéro 1 de l’équipe. Ce qui ne l’empêche pas de se conduire en patron lorsque le besoin s’en fait sentir et d’assumer ses responsabilités : « Nous avons une équipe capable de se qualifier pour la Semaine des As et les play-offs. A condition cependant que nous respections nos principes de jeu pendant les 40 minutes du match. Nous l’avions toujours fait pendant les cinq premières rencontres. Mais à Nancy nous avons déjoué en deuxième mi-temps ce qui s’est traduit par des actions individuelles provoquées par la très forte pression défensive des Nancéens. Pour réussir, nous avons besoin de beaucoup de discipline. C’est d’ailleurs le cas pour la très grande majorité des équipes de cette Pro A. »
Un championnat qui pour le meneur francilien, devrait revenir à l’équipe qui aura le plus de constance dans son jeu : « Aujourd’hui, Nancy qui a l’avantage de jouer deux matchs par semaine avec un effectif très complet est un peu au dessus du lot. Mais Gravelines a déjà sa propre identité, tout comme Chalon. Alors beaucoup de choses peuvent arriver dans une Pro A un peu folle. »
Une compétition qui bénéficie actuellement de l’auréole des joueurs français de NBA. « Il faut espérer que le lock-out dure longtemps, espère Philippe Da Silva. Même si on peut se demander ce qui arrivera lorsqu’ils rentreront aux Etats-Unis et si cela ne risque pas de fausser un peu le championnat. Mais ils apportent tellement au basket français… »
Dans le match que le Paris Levallois va livrer à Coubertin contre Orléans, il n’y aura pas de joueur NBA. Mais cela n’empêchera pas les Franciliens de se livrer à fond. Avec dans un coin de la tête le désir d’effacer la triste saison de l’an dernier et de donner du plaisir aux spectateurs.